Google+ Badge

Suivre ce blog par mail

samedi 3 novembre 2018

Le défi d'une fleur sauvage

Résultat d'une très belle expérience humaine, musicale et littéraire, voici venu le temps de réécouter les enfants de Lodève.
Si vous passez du côté de Sommières, dans le Gard, c'est le moment de tout découvrir  sur Ruby Bridges, de connaître les coulisses de l'album et d'écouter un peu de musique. (et peut-être même de rire un peu avec nous, parce qu'on s'amuse beaucoup à présenter ce livre)

Au programme:



mercredi 3 octobre 2018

Ateliers en fanfare (et saxophone)

Nouvelle année, nouveaux ateliers...

Pour cette rentrée scolaire, avec Pierre Diaz,  https://www.diazpierre.com nous avons décidé de poursuivre nos ateliers textes et musiques dans les écoles, collèges et lycées.
L'année dernière, nous avons présenté notre travail autour de Ruby Bridges (album CD sorti cette année en septembre)
 pour tout savoir sur ce bel album...




et cette année, nous interviendrons toujours autour de la condition des Noirs américains... en chansons!
Première expérience dans notre laboratoire à idées de Gignac, le collège qui m'accueille depuis quelques années à présent et où tout peut naître dans l'entrain et la joie.
Nous ferons écrire et chanter des quatrièmes autour de cette thématique si inspirante.
Pierre a déjà créé des musiques sur lesquelles nous composerons tous ensemble les paroles.

Au programme, un atelier, toujours à Gignac, sur les Poilus, écrit par les troisièmes de l'année dernière autour de la vie d'un artiste peintre. futur livre CD, nous présenterons aux élèves une lecture musicale de leurs créations.


Pour écouter un extrait sur le site: c'est ici!




Pour mémoire, voici un petit extrait de leurs créations :
Le ciel en éruption m’hypnotise. Je sens un souffle derrière moi,  je me pétrifie. Ma main tremblante saisit mon arme, j’allais tirer quand je m’aperçois que c’était seulement un cheval. Je m’approche de l’animal, peut-être à cause de l’angoisse, peut-être parce que je deviens fou, je me mets à lui parler.
Tu m’as fait peur abruti ! Tu ne peux pas comprendre, toi, tu es là, tout seul à nous regarder nous battre dans le chaos. Tu crois qu’on va s’en sortir ?
Ah, je deviens fou, à présent, je parle à un cheval ! Je vais t’apprendre à parler ! Tu pourrais peut-être m’apprendre le cheval ?
Je vais partir rejoindre la mort… de toutes les façons, on va tous mourir un jour, pourquoi pas maintenant ou demain. Je ne sais pas. Le destin choisira pour nous, et puis ce ne sera pas la première fois, regarde ! même le ciel étoilé est caché par ces nuages gris obus.
Non, reste
Toi, tu es bien, tu manges à ta faim ? Tu bois, tu dors, quelle belle vie !
T’aimerais me manger ?
Mais tu parles démon ! Voilà que je discute avec un cheval ! Foutues hallucinations ! Je me demande comment on va mourir, si ce sera affreux, si on ne souffrira pas trop... 

Une bombe explose comme une réponse à ma question.
Je deviens fou. Il ne manquerait plus qu’il me réponde.
Une nouvelle pluie d’obus déferle et je me rends compte que je suis sur le champ de bataille.
Emmène-moi avec toi, je t’en prie ! Je veux rentrer à la maison, viens avec moi.
Tu hennis ? Est-ce cet obus qui t’a effrayé ? Ou est-ce toi qui me réponds ?
Je parle seul, au beau milieu de la nuit, je ne vois rien à part deux billes qui me fixent dans le noir obscur. Suis-je fou ? Mes yeux ont disparu. Je ne sens plus mon corps. Serait-ce un cauchemar ? Non, je veux crier, je veux pleurer, même une seconde. Est-ce moi qui pense ? Je n’ai plus aucune conscience de moi. Ce cheval est-ce mon âme ?

Je m’aperçois que je parlais à un cheval mort.

jeudi 12 avril 2018

Storie a colori - Terni: Léonie si sposa

Parce que ce livre m'est très cher et que cela me réjouit...



Storie a colori - Terni: Léonie si sposa: Una bambina scruta il cielo, assorta. Cosa avrà visto? Sappiamo solo che dall'alto piovono piccoli fogli di carta. E' questa...

mardi 10 avril 2018

Léonie se marie en Italie


Léonie se marie raconte l'histoire d'une petite fille, pendant la guerre. Elle prend son vélo, et elle pédale, vite: elle part rejoindre sa meilleure amie, une jeune fille qui se marie.
En chemin, elle voit des petits papiers qui virevoltent dans le ciel...elle tente d'en attraper un et tombe sur un soldat allemand.

Léonie se marie, c'est l'histoire d'une petite fille qui racontait cette anecdote avec des yeux pétillants, quand elle avait plus de soixante ans.
C'est l'histoire de ma grand-mère qui avait eu si peur, ce jour-là.

C'est l'histoire d'une enfant qui avait ramassé ce papier, au risque de perdre la vie et qui l'avait gardé précieusement.



Quand j'ai eu dix ans, elle l'a sorti d'un tiroir et me l'a tendu. Elle a juste dit: "je sais que tu en feras quelque chose" et franchement, j'ignorais ce que j'allais en faire...et puis, elle a quitté ce monde et j'ai ressorti ce papier.


Aujourd'hui, Sonia Maria Luce Possentini lui a donné vie en italien, et cette petite fille aux cheveux bruns et aux yeux éternels se promène dans un autre pays, en paix.

POUR VISUALISER LE LIVRE EN ITALIEN: c'est ici

Merci à Sonia, aux éditions Lirabelle et à l'éditeur italien, Corsiero editions de lui avoir donné vie en album et en kamishibai.

mercredi 4 avril 2018

AUTOPORTRAITS AUX OISEAUX




Joies des belles rencontres: voici un chouette atelier qui se termine. J'ai fait écrire à une classe de CM1 CM2 des contes autour des oiseaux, mythologiques ou non. Et je suis assez fière du résultat...Ces petits écrivains ont déjà un grand talent.
Nous avons terminé notre atelier par un autoportrait en oiseaux. Les petits se sont révélés de vrais poètes...comme un nid de thym tissé de lui-même. Ils ont souvent écrit en musique, car ce projet s'insère dans un projet d'écriture musicale en cours....la musique est superbe également.

Merci à leur enseignante qui a su leur transmettre le goût d'écrire, et merci à eux pour ces mots si émouvants...
Voici le dernier atelier, écrit en trois heures, vendredi matin

Il était une époque où les hommes n’existaient pas. Les oiseaux peuplaient le monde.
Si tu étais un oiseau, lequel serais-tu...



Dans mes yeux, l’action instantanée des matins en feu. Dans mon cœur le plaisir de survoler la beauté du monde. Dans mon ciel, tombe le froid blanc qui donne son éclat aux forêts noires. Sur mes pattes acérées, le sang du gibier matinal. Dans mes plumes, le parfum des jours au chemin sombre qui voit passer le lièvre intrépide. La saveur du nid de thym tissé de lui-même. Dans mes yeux, les paysages neigeux, la mer ensoleillée, mais, par dessus-tout : la neige qui saupoudre la forêt feuillue, le rayon qui transperce le ciel et transforme la neige en cristal. Je suis une…

Dans mes yeux, la joie folle des nuits agitées. Dans mon cœur, la folie m’emporte au delà de tout. Dans mon ciel tombe une force qui renforce le pouvoir. Sur mes pattes, la terreur qui frappe mes proies. Dans mes plumes, le parfum du vendredi soir où je suis né. La saveur pimentée de l’enfance triste, avouée. Dans mes yeux brille ma famille et le moment où je me fonds dans les airs. L’océan où les vagues sont creuses.  Je suis le hibou, grand duc.

Dans mes yeux, la joie timide des nuits avec du mal à s’endormir et les matins durs à se réveiller. Dans mon cœur, l’animal fou qui rend les autres heureux. Dans mon ciel tombe de la neige d’or aux yeux pétillants. Sur mes pattes la tendresse embellie des jours de soleil. Dans mes plumes, le parfum des après-midis à la chaleur heureuse, la saveur des piments de Cayenne, les jours d’enfance douce. Dans mes yeux, le monde réjoui , la nature de couleur vive, l’océan bleu turquoise reflété au soleil, la pluie qui me rend heureuse. Je suis une nette rousse.

Dans mes yeux, la tendresse magique des matins merveilleux. Dans mon cœur, l’amitié forte qui rend le monde heureux. Dans mon ciel, le lever du soleil intense. Sur mes pattes, le bonheur brillant des jours. Dans mes plumes, le parfum des matins sur les branches. La saveur cannelée des matins d’enfance tendre. Dans mes yeux, le monde vivant, beau et merveilleux. Je suis une perruche imaginaire.

Dans mes yeux, la  joie et la tristesse timide des journées magiques. Dans mon cœur, la joie qui emporte mon amitié. Dans mon ciel, tombent des étoiles d’amour. Sur mes pattes, la belle affection des matins formidables. Dans mes plumes, le parfum des jours de grêle.  La saveur du piment des jours d’enfance joyeuse. Dans mes yeux, des océans bleu clair, le ciel éblouissant et les nuages blancs comme une barbe à papa. Je suis un perroquet.

Dans mes yeux, la joie timide des après-midis magiques. Dans mon cœur, la joie qui pousse dans la nature. Dans mon ciel tombent des fleurs multicolores. Sur mes pattes la tendresse des journées longues. Dans mes plumes, le parfum des jours de fleurs orange, la saveur du paprika des après midis de l’enfance joyeuse. Dans mes yeux, la beauté de la forêt inquiétante. Je suis l’oiseau de paradis.

Dans mes yeux, la joie folle des jours ensoleillés. Dans mon cœur, le bonheur d’aimer. Dans mon ciel tombent des arcs en ciel de joie. Sur mes pattes, l’émerveillement des matins enneigés. Dans mes plumes, le parfum des jours  sucrés, la saveur de cannelle des jours de l’enfance joyeuse. Le sable qui coule entre mes griffes, les saules pleureurs, la plage déserte, les fleurs qui s’ouvrent au printemps, la brume du matin. Je suis une aigrette.

Dans mes yeux, la tendresse timide des matins magiques. Dans mon cœur, la joie forte qui s’emballe et brille. Dans mon ciel tombe de la neige coquine. Sur mes pattes, l’amour reflété des matins enchantés. Dans mes plumes, le parfum des jours d’océans doux, la saveur du persil de l’enfance émerveillée.  Dans mes yeux, l’horizon, le matin des océans bleus, l’odeur du gibier, les bruits d’enfance, les pluies douces, les arbres qui se brisent. Je suis une mésange.

Dans mes yeux, la joie timide des matins durs. Dans mon cœur, le bonheur magique. Dans mon ciel tombent des orages mignons. Sur mes pattes, la joie volée au malheur. Dans mes plumes, le parfum des matins aux nuages dorés. La saveur des piments verts des jours de l’enfance infernale. Dans mes yeux, j’ai vu un serpent manger un lapin, un lac geler, j’ai vu une statue pleine de sable, un vautour manger un corbeau. Je suis un kiwi.

Dans mes yeux, l’amitié passionnée des journées ensoleillées. Dans mon cœur, tueur, voyageur, plumeur. Dans mon ciel tombe de la grêle en orage qui apporte le bonheur. Sur mes pattes, les soirs terrifiants, l’odeur des sangs frais dont je me nourris. Dans mes plumes, le parfum de lierre qui nous étrangle. La saveur d’Espelette de mon enfance triste. Dans mes yeux, je chasse le lapin, je joue à cache-cache avec les cadavres, je fais l’Égyptien. Dans mes yeux les iles où la présence de l’homme n’est pas prévue, la désert infini, la migration des hirondelles, les temps pluvieux, le survol de la forêt, et les créatures sauvages qui y vivent.  Je suis un vautour.

Dans mes yeux, la joie timide des matins bruyants. Dans mon cœur la joie fantastique rythmique. Dans mon ciel tombent des moutons aux petits déjeuners joyeux. Sur mes pattes, la peur des odeurs fortes. Dans mes plumes, la parfum des jours d’été où il ne pleut pas. J’ai voulu manger un piment doux, mais j’ai mangé un piment fort et je me suis brûlé le bec. Le plus beau jour de mon enfance : quand j’ai appris à voler. Dans mes yeux, un lapin qui se fait manger par un loup, des écureuils amoureux, je vois un ours monter sur la montagne et en tomber. Je suis un vautour.

Dans mes yeux, la joie d’être rapide de nuit, comme de jour. Je vole et je butine des fleurs extraordinaires. Dans mon cœur, l’amour qui vient et ne cessera jamais de battre. Dans mon ciel tombent des orages de grêle, qui s’effondrent en gouttes et arrosent les fleurs de l’île. Sur mes pattes, de la tendresse, des écailles dorées et brillantes comme les blés, les courants d’airs de frissons. Dans mes plumes, le parfum des jours ensoleillés, les reflets colorés sur mon plumage. La saveur de cannelle des jours de vent. Dans mes yeux, je vois un nid fait de plumes et de branchage, le pollen des fleurs, j’entends le bruit de mes ailes qui battent, je suis un colibri.

Dans mes yeux, la joie timide des matins folledingues. Dans mon cœur rempli d’amour l’amitié et la tendresse qui me touchent. Dans mon ciel, tombe la beauté des gens que j’aime et qui s’en vont. Sur mes pattes, la tristesse et la violence du monde aveugle. Dans mes plumes, le parfum de la forêt le dimanche après-midi où je suis née, dans une chaude couverture de soie  et la bonne saveur de cannelle émouvante. Dans mes yeux, le coucher de soleil des îles, les vies qui éclosent, les plus grandes montagnes enneigées, les îles les plus bleues. Je suis une chouette

Dans mes yeux, la joie folle des nuits blanches. Dans mon cœur de feu, la haine ardente des enfers. Dans mon ciel tombe un brasier ravageur. Sur mes pattes, la colère et le sang des matins tueurs. Dans mes plumes, le parfum des bois mortels, la saveur pimentée des jours de l’enfance triste. Dans mes yeux, j’aime le crâne et le sang, l’enfer  et les os. Je suis un phénix.

Dans les yeux, l’amour timide du jour méchant. Dans mon cœur, l’amitié qui dure longtemps même si on ne se voit plus. Dans mon ciel tombent mes amies que j’aime de tout mon cœur. Sur mes pattes, la peur quand j’entends les chasseurs. Dans mes plumes, le parfum de la forêt argentée, les jours de terreur, la  saveur paprika des jours de l’enfance effrayante. Dans mes yeux, la mer turquoise, les vols sous la pluie, le coucher de soleil. Je suis un loriot.

Dans mes yeux, les belles nuits où je dors comme un bébé. Dans mon cœur l’amour qui explose comme un arc en ciel multicolore. Dans mon ciel tombent des peluches douces. Sur mes pattes, le bonheur d’être. Dans mes plumes, le parfum des jours de préhistoire tout gris, la saveur du thym des jours de l’enfance joyeuse. Dans mes yeux, des feuilles qui tombent sur le sol, un écureuil qui aime une noisette, un poussin qui sort de l’œuf, et qui ne sait pas marcher, une graine qui pousse lentement, un bateau abandonné sur la mer, un dieu qui se marie. Je suis une colombe.

Dans mes yeux, la joie timide des jours pluvieux. Dans mon cœur, l’amour fou qui m’entraîne à travers de nombreux périls. Dans mes ciels, tombent des nuages d’amitié. Sur mes pattes la tendresse joyeuse des matins agités. Dans mes plumes, la parfum des jours de l’enfance endormie, la saveur du thym des premiers rires. Dans mes yeux, les gratte-ciels que je touche presque, le vent qui s’écrase contre moi, le bruit des oiseaux qui me remplit de plaisir, les feuilles qui volent et les petits villages que je vois de haut. Je suis une hirondelle.

Dans mes yeux, la fatigue acrobatique des nuits de folie. Dans mon cœur, l’amour brillant brodé de plumes d’or. Dans mon ciel tombe de la pluie d’abondance. Sur mes pattes la panique des nuits dangereuses. Dans mes plumes, le parfum des jours de soleil entre des branches d’arbres. La saveur du piment des jours de l’enfance magique. Dans mes yeux, les fruits sucrés et les légumes odorants, la couleur de l’arc en ciel et son sourire
Je suis une mésange.

Dans mes yeux, le rire joyeux des matins endormis. Dans mon cœur, la joie qui pétille. Dans mon ciel tombent des nuages de soleil apaisant. Sur mes pattes, la colère impitoyable des nuits noires. Dans mes plumes, le parfum des jours pluvieux,  aux forêts sombres, la saveur de cannelle des jours de l’enfance émerveillée. Dans mes yeux, la mer déserte, la montagne bleue, le vent qui souffle en dansant, les images qui défilent, les  arbres aux feuilles d’or, la pluie joyeuse, le soleil gentil, le bruit effrayant de la colère, et le monde vivant d’amour et de joie.
Je suis un perroquet du Brésil.

Dans mes yeux, la joie gentille des jours éveillés. Dans mon coeur l’amour qui rend heureux.  Dans mon ciel tombe de la neige tendre et fraîche. Sur mes pattes surprises, la douceur des matins ensoleillés. Dans mes plumes, le parfum des jours brodés d’écume d’or. La saveur de la cannelle des jours de l’enfance brumeuse. Dans mes yeux le vent qui souffle, la liberté des grains de sable, le bruit de la pluie d’argent, un arc en ciel qui pleure et la joie d’une forêt d’or. Je suis le Simorgh.

Dans mes yeux, la tristesse perçante des nuits sombres. Dans mon cœur, la sauvagerie qui fait peur. Dans mon ciel tombe le tonnerre qui gronde.  Sur mes pattes la terreur des nuits peureuses. Dans mes plumes, le parfum des nuits mortelles, la saveur de la viande des jours de l’enfance horrible. Dans mes yeux, la mort des animaux et leur famille qui leur rendent hommage, un ours qui mange un cheval, un guépard qui se bat. Je suis un aigle royal.

Dans mes yeux, la joie timide des matins joyeux. Dans mon cœur l’amour qui pétille aux plumes d’or. Dans mon ciel tombe de la neige douce et magique. Sur mes pattes, la tendresse magnifique des soirs de fête. Dans mes plumes, le parfum des jours de l’océan bleu. La saveur du gingembre des jours de l’enfance fantastique. Dans mes yeux, l’océan bleu clair. La forêt sombre, la nature verte, les fleurs qui poussent. Je suis le Simorgh.

Dans mes yeux, la haine des jours de terreur. Dans mon cœur, la joie de parler. Dans mon ciel tombe de l’argent. Sur mes pattes la mort des jours. Dans mes plumes, le parfum des après-midis, la saveur du piment joyeux de l’enfance. Dans mes yeux l’éléphant écrase le petit garçon et le mange. Je suis un perroquet

Dans mes yeux, la haine perçante des jours de terreur. Dans mon cœur, je ressens des blessures qui me rendent plus dur. Dans mon ciel tombent des orages fulgurants. Sur mes pattes, je ressens du sang qui coule tous les après-midis quand je chasse. Dans mes plumes, le parfum des jours de cadavres d’oiseaux, la saveur du piment des jours de l’enfance d’horreur.  Dans mes yeux, j’aime le sang, chasser, les cadavres, tout ce qui est mort, les orages nouveaux. Je suis un aigle.

Dans mes yeux la joie prudente, des jours ensoleillées et des nuits noires.
Dans mon cœur la peur des périls de la vie. Dans mon ciel tombent des rayons de soleil pour former le jour le plus rouge d’été. Sur mes pattes, la terreur des animaux matinaux. Dans mes plumes, le parfum des jours de printemps, couleur arc en ciel, le goût amer de la noix de l’enfance joyeuse. Dans mes yeux, je vois ma forêt comme personne, des déserts de feu, les plus belles chutes d’eau. D’autres oiseaux heureux, qui jouent avec moi. Je suis un ara rouge.




samedi 31 mars 2018

Rororiro



Autour de notre petit album Rororiro, (éditions Circonflexe),Emmanuelle Figueras et moi nous sommes amusées à faire chanter les enfants: ils ont inventé leurs propres paroles sur une MAGNIFIQUE musique que Pierre Diaz nous avait concoctée.


Rororiro, c'est l'histoire d'un petit hérisson adopté par une poulette, un petit hérisson qui voudrait bien faire plaisir à sa maman...et chanter comme un coq!
Le malheureux vit la nuit...et quand sa maman lui donne des cours de chant, il se roule en boule et s'endort....







Un petit souvenir de cette belle semaine passée à Nîmes, avant que ces loupiots ne chantent leur morceau dans leur chorale!Pour voir un petit extrait, c'est ici

vendredi 30 mars 2018

Hajnalka et moi, moi et Hajnalka

Elle est arrivée en France par un matin froid,
Elle portait un manteau comme le mien,
et elle n'avait pas les cheveux roux.
Elle ne s'appelait pas Marika, non, son prénom c'est Hajnalka.
Et elle est illustratrice.



Pour la première fois, Hajnalka et moi, on s'est parlé en vrai.
C'était sur un salon, près de Bordeaux, c'était un jour de pluie, les pieds dans la gadoue,
Ensemble on avait eu trois bébés de papier:
Marika, une histoire d'amitié, que je lui avais écrite, rien que pour elle,
Des blanches et des noires
Et un crayon de soleil,
Et on ne s'était jamais rencontrées.
Hajnalka et moi,
Moi et Hajnalka
comme dans un conte de fées.

On a lu Marika à deux voix, la preuve en images:
un petit article (où on voit que je devrais arrêter les bonbons)

et c'était émouvant à en pleurer! (d'ailleurs, il paraît que dans les coulisses, y en a qui pleuraient en vrai)
Le soir, Hajnalka a participé à un atelier de théâtre dessiné autour des Blanches et des Noires, et, c'était si émouvant qu'il paraît qu'il y en a qui ont versé une larme dans la salle...oui, oui


Bref ce soir là, cela avait du sens de faire des livres pour la jeunesse.

Merci Hajnalka Cserhati.

Merci à Frédéric pour l'organisation du salon, à Jean René pour la bonne humeur, aux collèges qui nous ont accueillies avec enthousiasme, à tous les enfants, aux bibliothécaires et autres bénévoles qui ont participé à ce salon, et à notre chauffeur, au bonheur contagieux, à la larme facile et au coeur tendre.

Articles les plus consultés

Devenir membre