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lundi 23 mars 2015

L'affabuloir

À Vendargues, on a affabulé pendant quelques semaines.

Des fables farfelues par des marmots mordus de littérature:  un affabuloir.

Nos fables sont exposées dans la salle d'exposition de Vendargues aux côtés de nombreuses autres oeuvres réalisées par les enfants des écoles....Je vous en montre quelques extraits ici.
Merci à la maîtresse des cm1, Céline, et à Martine, bibliothécaire férue de littérature jeunesse qui a rendu possible ces rencontres!Et BRAVO aux enfants qui ont si bien joué le jeu.

Prêtez l'oreille aux moralités concoctées par des élèves que j'ai eu le grand plaisir de retrouver pour la seconde année.


La taupe à lunettes et l’aigle bête


La taupe ayant fait des claquettes tout l’été,
Se trouva fort dépourvue quand elle perdit ses lunettes bien aimées.
Un aigle passa par là.
Il les vola et s’envola.
De la taupe, il chaussa les lunettes,
Car l’animal était très bête.

La taupe protesta : « Rends-mois mes lunettes ! »
— Je suis trop haut pour toi, Alouette ! »
L’aigle bête les garda sur le bout de son nez.
Et finit par tomber dans le ruisseau d’à-côté !

Moralité
Il faut toujours avoir de bons yeux pour savoir où l’on marche.


Le lion mauviette et l’escargot kamikaze


C’était un escargot courageux et baveux,
Il broutait de l’herbe bleue.
Surgit un lion qui voulait le manger.
Il souhaitait avaler l’escargot à grandes bouchées.
Le lion s’approcha brutalement,
Et parla au mollusque méchamment.
« Que fais-tu ici ?
— Je grignote de l’herbe, dit l’escargot, c’est mon paradis !
Le lion encore s’approcha.
L’escargot se mit à danser la polka
Le lion apeuré brusquement recula,
L’escargot continua ses entrechats.
Puis, il enfila sa ceinture noire de karaté
Le lion à présent était terrifié.
« J’ai peur de tout, gémit-il en sanglotant.
—Ne t’inquiète pas, je suis un marrant ! »
L’escargot lui offrit sa ceinture noire de karaté ;
Et ils firent une danse de l’amitié.
Moralité
Il faut avoir du courage dans la vie,
Même devant ses ennemis.


Les inséparables romantiques et le mouton solitaire


Les inséparables se tenant à deux mains
Allaient se marier le jeudi, (le lendemain).
Surgit un mouton solitaire, très mécontent
Et surtout terriblement méchant !
Il clama que la vie à deux peut rendre malheureux.
Et commença sans vergogne à se moquer d’eux.
Voyant que le mouton partit à Tahiti
Les malheureux y allèrent aussi.
Ils le virent se prélasser dans son grand lit moelleux,
Alors qu’ils dormaient tout serrés dans leur nid amoureux.
Ils le virent nager comme un roi dans son jacuzzi,
À deux, leur piscine était toute rikiki.
Ils le virent regarder ses émissions préférées à la télé,
Eux ne cessaient de se quereller : chacun voulait voir ce qu’il aimait !
Et le mouton se moquait,
De ses amoureux désespérés.
Quand ils rentrèrent de Tahiti,
Ils décidèrent de vivre chacun dans leur nid.
Moralité
Nous avons toujours besoin de petits moments seuls.
(Et de ne pas écouter les esprits veules) 



Le renard futé et l’âne têtu


Un pauvre âne broutait de l’herbe et des chardons dans la prairie.
Le renard César par l’odeur alléché s’y rendit aussi.
L’âne mangea les chardons et s’enfonça toujours plus loin.
Si loin qu’il ne se rendit pas compte qu’il avait quitté son coin.
Il croise Jules César le renard.
« Peux-tu me montrer le chemin ? Il est déjà bien tard. »
Le renard qui s’ennuyait fort regarda le  bourricot,
Et se mit en quête de lui jouer un tour tout aussitôt.
« Si vous voulez retrouver votre prairie,
D’abord apportez-moi une grosse souris ! »
L’âne s’essouffla mais parvint à l’attraper.
Puis le renard lui demanda une poule mouillée.
L’âne suivit dans toute la forêt,
 Jusqu’à la basse-cour des plumes égarées.
Il revint avec la poule,
Mais ce n’était toujours pas une affaire qui roule.
Le renard lui demanda encore un peu d’eau,
Car il voulait se désaltérer le museau.
Quand il revint, le renard lança des pétards pour l’embêter.
Se moquant toujours de l’âne isolé.
Moralité
Il ne faut jamais se fier à plus malin que soi.



L’âne bête et le renard futé


Un âne broutait de l’herbe et des chardons dans le pré.
Il rigolait en se gavant de fraisiers.
Son maître qui n’avait pas le sou finit par mourir.
Et l’âne s’enfuit pour trouver à se nourrir.
Il rencontre un renard et lui demande sans hésiter :
« Aide-moi à trouver un champ rempli d’herbes à manger ».
Le renard se dit immédiatement qu’il allait pouvoir en profiter.
« Mais dites-moi le renard au fait comment vous vous appelez ?
- Je m’appelle César le renard. »
Et il poursuivit d’un air goguenard :
« Mais motus et bouche cousue,
Car je ne parle pas au premier venu !
Pour retrouver votre beau pré, il vous faudra tout d’abord traverser la forêt.
Pour commencer, apportez-moi une souris salée.
L’âne s’essouffla mais il réussit à l’attraper.
Puis, il lui demanda une poule mouillée.
L’âne suivit dans toute la forêt, jusqu’à la basse-cour des plumes égarées.
Il revint avec la poule,
Mais ce n’était toujours pas une affaire qui roule.
Le renard lui demanda encore un peu d’eau,
Car il voulait se désaltérer le museau.
Quand l’âne revint, il continua à l’embêter
Se moqua toujours de ce pauvre âne isolé.
Jamais il ne lui montra son chemin,
Il remit toujours cela au lendemain.
Moralité
                                                    Il ne faut jamais se fier à plus malin que soi.

Ou encore celle-ci

Le chien de gouttière et le chat méchant (version 2)


C’était un chien de gouttière qui buvait de la bière
Il se prélassait installé confortablement sur sa gouttière.
Un chat méchant par l’odeur alléché vint le saluer :
« Bonjour Mr du chien, dit-il ; je viens du désert d’à côté, et je suis très assoiffé.
Pouvez-vous me passer votre bière ?
Non, dit-le chien, si vous venez du désert,
Vous n’avez qu’à boire de l’eau ! »
Et le chat commença à faire le gros dos.
« Si vous ne me la passez pas, d’un coup de patte, je vous griffe vos beaux yeux. »
Mais le chat s’obstinait à refuser de lui donner cette belle bière qu’il regardait, amoureux.
Le chat le griffa de ses griffes pointues,
Le mordit de ses dents tranchantes et têtues.
Et le chien ne ripostait pas
C’était impossible de l’amener dans la bataille, ni même de le forcer à  faire le moindre pas.
Le chat qui n’arrêtait pas de se battre sur sa gouttière.
Ne remarqua pas que le chien était parti avec la bière
Moralité
Il ne faut jamais se battre avec les méchants.



Le chien de gouttière et le chat méchant


C’était un chien de gouttière
Qui buvait de la bière.
Un chat terriblement assoiffé
Arriva du désert d’à-côté.
Le combat fut épique
Et le chat fut pique-pique.
D’un côté poil hérissé,
De l’autre griffes aiguisées.
Le chien défia le chat à la nage,
Et ce fut un naufrage !
Le chat défia le chien à la course de saltos,
Et le chien fit le gros dos.
Ils se battirent dès potron-minet,
Pendant des jours effrénés.
Jusqu’à ce que le chien gagna,
En lançant des pizzas sur le chat.
Il renversa la bouteille,
Qui se répandit sur ses orteils.
Moralité
Il ne faut jamais se battre avec les méchants.

Et il y en a d'autres....mais je vous en reparlerai tantôt!
En images, à présent: 









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