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dimanche 21 décembre 2014

L'auteur nouveau est arrivé...

Comment pourrais-je taire l'expérience incroyable qui fut la mienne ce week-end?
J'étais en dédicaces, situation assez banale me direz-vous, en cette fin d'année...Que nenni.  J'ai dédicacé à côté du maître de la dédicace, le génie VRP de la signature. Non, il ne vendait pas d'ustensiles ménagers, n'offrait pas de colifichets lorsqu'on achetait un lot de ses ouvrages...ou du moins pas encore.

 Mais il s'était déplacé à grands renforts de pancartes publicitaires annonçant l'événement incontournable, que dis-je la dédicace exceptionnelle à laquelle les lecteurs avaient la chance d'assister. La sortie d'une saga fantastique, le dernier opus d'un génie méconnu, auto-proclamé sur des cartons aussi hauts que larges...lauréat d'un prix littéraire qu'il avait lui-même lancé.

Bien évidemment, cet événement d'importance planétaire était ignoré de la plupart des badauds qui avaient la chance inouïe d'y assister par hasard, en slalomant avec leurs caddies. Oui, heureux passants, vous étiez tout comme moi, face à ce stand aux panneaux démesurément grands, vous vantant l'arrivée encore toute fraîche du dernier opus de la trilogie passionnante née de la plume et du cerveau de l'auteur face à vous.
Les panneaux n'étaient pas seuls pour vous signifier votre chance d'être là. L'auteur portait sur lui des banderoles clignotantes qui répétaient inlassablement son nom et son statut, défilant sous vos yeux ébahis. AUTEUR AUTEUR AUTEUR...
Et moi, coincée dans le seul mètre qui ne jouxtait pas cet immense événement littéraire, le regard hypnotisé par le défilé de ce nom, j'observais avec éblouissement le pupitre sur lequel le maître officiait.
Oui, l'auteur avait un siège, et un pupitre recouvert de peaux de moutons. Ah, quel bonheur d'assister en direct à l'esquisse d'un chef-d'oeuvre naissant....les yeux rougis, non de chagrin, mais du clignotement inlassable d'une diode mal réglée.
Mes amis, si l'art de la dédicace devait se résumer en une séance, ce serait celle-ci: au milieu du centre commercial, parmi vous, chalands ébahis, j'en perdis ma plume, mes feutres et regardais subjuguée les panneaux, la peau de bête, et l'assistante du maître vêtue d'une tenue, d'époque...
Je ne vous parlerai pas des livres qui me faisaient face, car finalement, le livre dans tout cela n'avait que peu d'importance....
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