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dimanche 22 septembre 2013

LA PETITE DISPARUE

Voilà une histoire que j'ai adorée écrire: La petite disparue, l'histoire d'une petite écosseuse de pois et de sa meilleure amie, une araignée agoraphobe...L'éditrice d'Oskar en est tombée amoureuse,  et nous sommes touts les deux très heureuses qu'elle soit sélectionnée pour quatre  prix:
Le prix Graines de lecteurs, à Pau,
Le prix Livrami,
Celui des collèges de Pithiviers, 
Et le Renaudot des benjamins,
et je suis ravie pour ce texte!
Merci aux bibliothécaires, aux enseignants et à tous les lecteurs bienveillants....

La suite au printemps!
Je vous présente l'incipit du livre pour ceux qui ne l'ont pas encore lue (mais qu'attendez-vous? ):

Au cœur des halles, une petite fille rousse s’appliquait à écosser des pois. Des petits pois tout verts, qu’elle sortait de leurs longues gousses. Les pois s’entassaient à ses pieds au creux d’un énorme panier tressé, les gousses s’amoncelaient sur le sol. La petite fille écossait inlassablement sans montrer de signe de fatigue. On n’apercevait plus que son joli minois, le reste de son corps disparaissait derrière les épluchures. Marie était écosseuse de pois depuis toujours, ses mains avaient pris des reflets verts et ses yeux étaient ronds comme des pois, mais ils brillaient comme la lune dans le ciel.
Une araignée la regardait du coin de l’œil en tissant sa toile. Elle enviait la petite fille dont les doigts travaillaient si habilement et se disait qu’elle aurait bien aimé avoir des pattes aussi rapides que les doigts de l’écosseuse de pois. L’araignée n’était pas aussi adroite que sa jeune amie, elle n’arrivait jamais à terminer ses toiles, il restait toujours de larges trous dans sa dentelle. L’araignée avait un terrible défaut, elle était étourdie, très étourdie. Marie s’en amusait beaucoup. Tout en continuant à écosser ses pois, elle s’adressa à son amie :
— Et bien, l’Étourdie tu as encore oublié de faire un nœud, je te soupçonne de le faire exprès !
— Je l’avais bien vu, répondit l’araignée en ouvrant démesurément ses grands yeux, pour masquer sa mauvaise foi.
L’Étourdie était une vraie tête de linotte.                      
La fillette se concentra sur ses pois. Elle les comptait depuis des années, et personne ne savait pourquoi. Ses patrons — un couple de halliers gras et cupides — s’étaient toujours étonnés de l’acharnement de la petite. Mais, ils n’avaient jamais cherché à en comprendre la raison. Au fond, ils se moquaient bien de savoir, tant qu’elle leur rapportait des sous. Ils se disaient que dans sa tête, ça ne devait pas tourner rond, une folie de jeunesse qui leur rendait bien service. L’Étourdie savait que Marie n’était pas folle et qu’elle était loin d’avoir un pois chiche à la place du cerveau. Elle avait un secret, voilà tout.



Sinon, on en parle ici:
Sur la soupe de l'espace 
Sur le blog de la mare aux mots
Sur le site Ricochet
Sur le blog Parfums de livres
Sur le blog Lire et merveilles
Blogamoi
Sur le blog Entre les pages
Sur le blog d'Alexandra Gabrielli-Kuhn ici 
Une jolie critique ici
Une superbe critique sur Lire et merveilles, ici
Sur le blog des petites madeleines
Sur le blog Livres d'ados

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