Google+ Badge

Suivre ce blog par mail

jeudi 5 juillet 2012

À l'école des nuages- projet album

Théophile s'ennuie à l'école des nuages...Jusqu'au jour où il aperçoit un peintre dans un champ qui peint autrement.
Ce petit texte vante le pouvoir de l'imagination et la créativité...


 Un extrait du texte:
Théophile marche sur les brumes. Tout en haut, sur le toit du monde.

Il rejoint son vieux maitre qui ne sort jamais sans sa canne et son chapeau biscornu : Maitre Stratus, souffleur de nuages depuis la nuée des temps.

À l’école des nuages, Maître Stratus ronronne d’interminables leçons. Théophile réprime des amas de bâillements. Il  regarde par la fenêtre, tout en bas, là où les hommes ont les pieds sur terre.

Au milieu d’un champ, il aperçoit un chevalet en bois et un bonhomme au chapeau pointu qui peint des nuages s’envolant au vent.
Des nuages farfelus,
plein de fanfreluches.
Pas moutonnants du tout.
— très différents des nimbus gris tracés au compas que  Maître Stratus dessine tout le temps.
Théophile rêverait d’en faire autant.

En cachette, le soir, il se faufile dans la fabrique à nuages.
Il souffle de toutes ses forces.
D’étranges bulles vaporeuses envahissent la pièce.
Théophile les modèle.
Il crée des nuages saugrenus : un cirrus qui joue de la cithare,

Un nuage lenticulaire qui porte des lunettes.

Le roi des nuages, Nimbuchodonosor, qui fait la pluie et le beau temps.

Et des nuages sans nom, lorsqu’il manque d’inspiration.

Le lendemain, en observant le ciel, Maître Stratus pique une colère qui fait trembler la terre entière.
 Le ciel est sans dessus dessous ! Le monde est devenu fou !
Il s’arrache les cheveux et hurle de fureur.

Le regard fier, Théophile observe  ses créations s’éparpiller  dans le ciel comme des cerfs-volants.

Quand le soir arrive, Théophile entre à petits pas dans la fabrique à nuages.
Il gonfle ses joues. Des bulles vaporeuses envahissent la pièce.

Une voix caverneuse gronde derrière lui
Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés

Devenir membre